Dijon : l’immobilier toujours en difficultés

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L’embellie sur le marché dijonnais se fait toujours attendre, mais les chiffres ne laissent pas spécialement optimistes. Le volume des transactions continue en effet, depuis mai 2012, de baisser, entraînant avec lui une baisse des prix. Il n’en faut pas plus pour susciter la réticence des investisseurs à miser sur cette ville, qui pourtant a tout pour plaire. Si le contexte se prête à l’achat, en raison de prix bas, le parc immobilier ne répond pas toujours aux profils de logement recherchés. La bonne nouvelle, c’est qu’en s’y prenant bien, d’intéressantes affaires sont possibles.

Les raisons d’un marché moribond

À Dijon comme dans sa périphérie, les statistiques orientées à baisse s’expliquent par une mauvaise répartition entre l’offre et la demande. Essentiellement, les transactions portent en effet sur les appartements de petite et moyenne surface, en dessous de 200 000 euros, recherchés par les primo adhérents, encouragés par les conditions d’emprunt immobilier souples qui leur sont concédées. On pense notamment au Prêt Taux Zéro. Les secteurs de Montzumard et surtout le sud de Dijon, vers le parc de la Colombière, sont aujourd’hui ceux qui s’adaptent le plus pour les budgets restreints. Trouver un programme immobilier neuf à Dijon pour des prix en dessous de 2100 € le mètre carré est fréquent, contre une moyenne générale de 2 300 € sur le reste de la ville.
La perte de valeur des biens immobiliers est telle que des appartements anciens se vendent 4,6 % moins chers, par rapport à 2014. Pour les maisons anciennes, une baisse de valeur allant à 5% peut être observée.
Le centre historique dijonnais reste bien en marge de ce contexte morose. Des logements de standing ou appartements luxueux à proximité de la place de la Libération s’y négocient aisément à environ 4 000 euros le mètre carré.

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